Collégiale de Huy

La collégiale est située Parvis Théoduin de Bavière

La christianisation primitive de la région hutoise, attribuée à Saint Materne, eut pour conséquence l'érection, au confluent du Hoyoux et de la Meuse, dès le 5ème siècle sans doute, d'un sanctuaire dédié à la Vierge.

Cette église subsista vraisemblablement jusqu'en 1013, date à laquelle elle fut détruite par un ouragan. Une autre fut reconstruite sur son emplacement et, en 1053, fut incendiée par les troupes du comte de Flandre. En 1066, l'évêque de Liège, Théoduin de Bavière, la fit rebâtir avec l'aide financière des Hutois auxquels il octroya, en échange, la célèbre Charte des Libertés. La crypte de ce sanctuaire subsiste en sous-sol de l'édifice actuel.

C'est en 1311 que fut posée la première pierre de celui-ci. Les travaux de construction du choeur de cette collégiale furent achevés les premiers, en 1377, mais le chantier ne fut définitivement terminé qu'en 1536.

Le sanctuaire gothique hutois est caractérisé par son homogénéité, son ordonnance et le volume important de sa tour occidentale, de plan carré. Celle-ci, souvenir du Westbau roman, était surmontée d'une importante flèche démolie par la foudre en 1803.

Les conséquences de cet accident ont exigé les travaux de restauration importants achevés en 2005. La rosace de style rayonnant, Li Rondia, la plus grande de Belgique, et le portail de Bethléem (milieu du 14ème siècle) constituent les merveilles de ce monument classé "Patrimoine majeur de Wallonie" et qui, de ce fait, bénéficie d'un contrat-cadre de rénovation de la Région.

L'intérieur du sanctuaire est marqué par l'élévation de l'édifice amplifiée par la verticalité des verrières du choeur, d'une seule venue à 20 m de hauteur.

Eglise primaire du doyenné -un des plus importants du diocèse-, Notre-Dame est non seulement le lieu de culte de la paroisse Collégiale, elle est aussi l'église principale de l'Unité qui a choisi son patronyme.

Centre de cette Unité, elle accueille plusieurs rassemblements des communautés locales.

Patrimoine majeur, elle est appelée à développer des projets pastoraux et d'animation touristique.

Trésor

Installé actuellement dans la crypte romane de Théoduin (1066), découverte en 1906, le trésor - un des plus riches de Belgique - présente un prestigieux ensemble de quatre châsses des 12ème et 13ème siècles, ensemble unique de l'art mosan. Orfévreries hutoises et liégeoises, statuaire et tableaux complètent les collections parmi lesquelles des pièces exceptionnelles (Médaillon émaillé de l'Arbre de Vie, art mosan, vers 1160; calice et croix funéraire de Théoduin, 1075).

Le portail du Bethléem  

Une visite à l'intérieur de la collégiale